Pourquoi être opposé au Wimax ?
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Le Wimax est dangereux pour la santé et n’est pas aussi efficace que ce qui est annoncé.

Choisir une solution qui fait subir, en permanence, à toute la population (environ 1 million d’habitants) une source supplémentaire d’ondes NOCIVES pour 4500 lignes inéligibles est tout simplement aberrant. D’autres solutions, sans aucune risque pour la santé publique, existent. Elles ont été choisies dans de nombreux départements.

Pourquoi le Wimax est-il dangereux ?

La technologie Wimax fait partie du groupe technique de la téléphonie mobile (GSM – UMTS ou 3G – WIFI – DECT – BLUE TOOTH – RFID).

Toutes ces technologies fonctionnent par ondes pulsées.

La structure physique de ces ondes pulsées est triple, d’où toxicité triple :

1- Hyperfréquence - 3 bandes de fréquence pour GSM et UMTS (900 MHz - 1800 MHz - 2100 MHz) et 3500 MHz pour le Wimax. C’est la fréquence de référence. Elle porte l’énergie. Bandes rejetées par l’armée car toxiques pour les soldats. Puis revendues très cher par le Gouvernement aux opérateurs du sans fil.

2- Modulations en ELF – Extrêmement basses fréquences. Elles portent les signaux. L’information. Toxicité par résonance avec les fréquences cérébrales.

3- Pulsations – Les émissions sont par microsaccades – Non continues. Plusieurs fréquences en multipulsation chaotique. Attaque physiologique aux niveaux moléculaire et cellulaire. Equivalent de micromitrailleuses électromagnétiques. C’est la toxicité majeure de l’ensemble.

Déclarer que la téléphonie mobile est identique à la radio ou la TV est tout simplement faux car la troisième composante de l’onde (la multipulsation chaotique) en est absente.

L’attaque de la Santé publique, et de tout être vivant, par les émissions du Groupe Technique Téléphonie Mobile, est entièrement établie sur le plan scientifique. La référence principale est le rapport international récapitulatif BIOINITIATIVE.

Aucune contestation scientifique depuis Août 2007 – date de sa publication. Rappelons ce que l’on entend par "contestation scientifique". Il s’agit de travaux de recherche qui aboutiraient à des conclusions inverses et qui seraient publiées dans les plus grandes revues scientifiques internationales. En aucun cas le simple avis de telle ou telle personne, scientifique ou non, ne suffit à lui seul.

- Etat de preuve confirmé sur le plan politique :

• par l’Agence Européenne de l’Environnement,

• par le Parlement Européen.

- Etat de preuve confirmé sur le plan scientifique :

• par le Rapport International REFLEX pour les dommages génétiques,

• par le Rapport International INTERPHONE pour les effets cancérigènes,

• par les scientifiques internationaux invités par l’Assemblée Nationale le 12 Janvier 2009 et par ceux invités par le Sénat le 23 Mars 2009.

Les conclusions de l’AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) rendues publiques le 15 octobre 2009, même si elles sont timides au regard de la réalité du danger des ondes, sont sans équivoque. L’AFSSET reconnaît l’existence d’effets non thermiques « incontestables » en présence d’émission du groupe technique de la téléphonie mobile. Elle recommande de réduire les expositions du public « dès lors qu’une exposition peut être réduite. »

- Conflits d’intérêts entre les "experts" et les industriels très largement démontrés dans le reportage "Mauvaises ondes"

La solution : un seuil indépassable de 0,6 Volt/m

Il existe une solution qui permet pour ce type d’émissions par hyperfréquences pulsées une prise en compte réelle de la Santé Publique. C’est une Réglementation fondée sur la fixation d’une valeur limite d’exposition à 0,6 V/m.

La solution est parfaitement viable, ce qu’ont démontré un certain nombre d’exemples, y compris celui d’une Province entière, la Toscane, Italie. Elle fonctionne à VALENCIA – Espagne – depuis 4 ans.

Dans le cadre du Grenelle des ondes, le Gouvernement français a donné son accord à ce que des Villes pilotes testent la solution. 20 villes ont été retenues dont Brest. Les expérimentations sont en cours.

Le Conseil Général tente de nous rassurer en brandissant cette valeur.

Les valeurs annoncées par voie de presse (article de Ouest France du lundi 28 décembre) peuvent paraître rassurantes : entre 0,1 et 0,2 V/m. Elles correspondent à celles annoncées sur France Inter par David El Fassy Président d’Altitude Infrastructure (société en charge du développement du Wimax en Ille et Vilaine) dans l’émission du 30 décembre 2009.

Or, ces valeurs n’ont aucune validité scientifique, pour les deux raisons suivantes :

- Premier point : La décroissance des champs.

Rappelons simplement un élément fondamental de la physique des ondes : Mesurée en V/m, une onde électromagnétique décroit proportionnellement avec la distance à la source. Autrement dit, annoncer 0,1 ou 0,2 Volt/m n’a aucun sens si on ne précise pas en même temps à quelle distance de l’antenne est effectuée la mesure.

Les antennes Wimax prévues en Ille et Vilaine ont une portée annoncée de 10 à 15 Km. La seule manière de garantir une bonne réception à 15 Km est d’émettre avec suffisamment de puissance (L’énergie se répartissant dans un espace de plus en plus grand à mesure que l’on s’éloigne de la source).

D’après les données dont nous disposons, il faut une valeur minimale de champs pour recevoir internet de manière satisfaisante. Cette valeur est effectivement inférieure aux 0,6 Volt/m préconisés. Ceci signifie qu’un abonné, situé à 10 km de l’antenne, peut être soumis à des champs compris entre 0,1 ou 0,2 Volt/m comme annoncé par la société Altitude Infrastructure. Mais qu’en est-il de l’habitant qui vit à 200 m de l’antenne ?

Depuis que nous avons contesté ces valeurs en donnant l’argument de la distance (voir entretien avec le Président du Conseil Général), le discours du CG a changé. Dans l’article du Journal de Vitré du vendredi 5 février, M. Feuvrier précise : "les valeurs sont de 0,14 à 0,2 V/m à 40, 50 m de l’antenne". "Ces valeurs sont aberrante" affirme Pierre Leruz (Expert européen sur le sujet), "sauf pour une antenne inactivée"...

D’ailleurs, le rapport d’expertise (voir document complet joint en PDF) sur les émissions d’antennes WIMAX, présenté par Healthy Home (Israël) au tribunal de Première Instance d’Abidjan (février 2008), confirme nos propos.

On y voit (en page 8) des valeurs proches de 4 V/m à 200 m ou 1 V/m à l’opposé du quartier (soit environ 500 m de l’antenne).

Notons que 7 décès ont été constatés dans les deux ans qui ont suivi la pause de l’antenne, que les analyses de sang des riverains qui n’ont pas fuit ou qui ne sont pas morts sont anormales et que le démontage de l’antenne a été ordonné.

- Deuxième point fondamental : Les champs mesurés dépendent du nombre d’abonnés en connexion simultané. Une antenne a besoin de moins de puissance pour satisfaire la demande de 20 foyers que de 400. Autrement dit, il suffit d’effectuer les mesures sur une antenne desservant peu d’abonnés pour pouvoir annoncée des valeurs faibles.

En résumé : Les valeurs annoncées par le Conseil Général sont celles de l’opérateur et ne sont pas crédibles. De plus, sur le seul dossier connu à ce jour, nous avons pu constater à quel point la société Altitude Infrastructure a agit en exploitant toutes les failles possibles et en cherchant la discrétion maximale (voir notre article "Comment l’opérateur a géré le dossier de Noyal/Vilaine")

Comment pourrait-on dans ces conditions accepter, sans soucis, l’installation d’un tel dispositif ? Quel sera l’impact sur la santé des habitants d’Ille et Vilaine ? Les riverains et les électrosensibles (5 à 10% de la population) en premier lieu ?

Qui se chargera des mesures ?

Un jugement du Tribunal de Paris, du 02/05/2006, confirme que les mesures relevées à l’initiative des opérateurs sont dépourvues de la garantie de confidentialité car les opérateurs sont informés en temps et en lieu, ce qui leur permet des manipulations.

Il faudra donc s’assurer que les mesures soient effectuées aux heures de grandes affluences, ne manière inopinée par un organisme indépendant.

Nous recommandons bien-sûr le CRIIREM

Durant l’été 2010, pratiquement toutes les antennes ont été installées sur le département. Les mairies ont reçu un avis discret annonçant que la phase de commercialisation avait débuté. Un cabinet de mesure a commencé sont travail sur le terrain. Mesures avant et après installation. Les mesures sont censées, d’après le conseil général, être réalisées à pleine puissance...

Pourrons-nous nous procurer sans difficulté les résultats ? Rien n’est moins sûr. En effet, à ce jour, nous n’avons toujours pas réussi à nous procurer les données techniques des émetteurs : Marque, puissance, gain. Ces données permettent de calculer les champs à une distance donnée. Elles permettent de vérifier la concordance entre champs théoriques et champs mesurés, et donc de s’assurer que les émetteurs étaient bien à pleine puissance durant les mesures...

Et en cas de dépassement des valeurs annoncées ? Cette question est fondamentale : Le Conseil Général annulera-t-il un projet dans lequel il aura mis quelques millions d’euros ?

Absolument pas. Depuis notre entretien avec le président du Conseil Général, nous avons la certitude que le projet ne peut être arrêté par la volonté de ce dernier : les enjeux financiers sont trop grands.

Ce qui est certain, c’est que les procédures judiciaires pour dépassement du seuil maximal d’exposition fixé à 3 V/m ne manqueront pas de se multiplier.

En effet, la seule norme citée par les opérateurs est le seuil de 61 V/m. Ils se gardent bien de mentionner que le décret 1278 du 18 Octobre 2006 (NF 61000-6-1 / NF 61000-6-3 / NF 61000-4-3) qui valide les textes européens traitant de la compatibilité électromagnétique, fixe la valeur limite à 3V/m, rendant caduque les 61 V/m. Les textes sont valables pour tout environnement résidentiel, commercial et d’industrie légère. Ceci signifie que si les champs émis par les antennes Wimax, dans les lieux de vie les plus proches, dépassent cette limite, des procédures sont possibles.....

Les condamnations d’opérateurs se multiplient.

Et ce n’est pas un hasard. La plus récente a été prononcée par le Tribunal de CRETEIL. Le texte du Jugement réfute juridiquement et un par un tous les arguments habituels des opérateurs.

Le Jugement déclare, au final, qu’en prenant le risque de causer des dommages sanitaires, risque établi par « des études scientifiques abondantes », un opérateur contrevient à la fois au devoir de prudence et au Principe de Précaution « ce qui crée un trouble manifestement illicite ». Il en résulte que le devoir de prudence et le Principe de Précaution sont fondés sur la loi fondamentale et qu’y contrevenir la viole.

Outre le problème de santé publique, la solution WIMAX n’a que des caractères négatifs :

- elle est inutile (en raison de l’importance de la couverture par réseau filaire, à ce jour 98% du territoire),

- elle est très inférieure techniquement (sensible aux obstacles, aux intempéries). Une bonne réception n’est obtenu que si le récepteur est en ligne directe avec l’émetteur.

Christophe Outier, directeur commercial chez Nordnet (concurrent d’Altitude Infrastructure) dépeint la situation de la manière suivante : "pour couvrir correctement un territoire en Wimax, il faut beaucoup de points hauts pour surmonter d’éventuels problèmes techniques (obstacles liés au relief, à la nature et aux configuration des bâtiments) et atteindre des foyers qui ne sont pas éligibles à l’ADSL." (source itespresso.fr)

Les conseils généraux du Haut-Rhin, du Gard, de l’Aveyron et de la Vienne ont dû engager des procédures juridiques devant les tribunaux ou pris des mesures administratives contre les promoteurs du Wimax qui ne remplissaient pas leurs engagements et objectifs.

- elle est d’un fort court délai d’obsolescence. Il existe un accord général, qui englobe les installateurs de réseaux WIFI et WIMAX, sur le fait que dans un délai proche, au plus tard 2012, la fibre optique sera la seule solution techniquement fiable pour la distribution du très haut débit.

Les détenteurs de la licence Wimax tels que Nortel, Nokia, Alcatel, HDRR se sont désengagés de cette technologie.

- elle est très coûteuse en argent publique, surtout pour une solution provisoire d’attente.

Face à cette situation, la population, tenue à l’écart des décisions, s’organise et réagit.

Il en résulte, entre autres, que le grand dossier de dorsale numérique de la région PACA, qui comportait 400 émetteurs WIMAX, a été annulé. Bien qu’il ait été précédemment voté.

Le Conseil Général peut dénoncer la signature du contrat passé avec la société Altitude Infrastructure pour défaut d’information et d’abandonner ce projet et abandonner le projet. Mais il ne le fera pas...

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Sources : Pour les normes http://www.dgemp.minefi.gouv.fr/pra...

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